Départ en avion : peanuts pour la bouffe

Niveau repas vegan, le voyage en avion commence plutôt mal. On a pourtant bien checké repas « végétalien » pour le vol, mais les hôtesses de l’air sont formelles, seulement un repas a été enregistré, et nous sommes 2. Le deuxième aura donc à mangé des cacahuètes. Littéralement. N’ayant rien d’autres à proposer, les hôtesses donnent à l’un de nous deux des cacahuètes, 4 biscuits et du pain à manger. Viendra plus tard une toute petite salade. Rebelote pour le petit déjeuner. On se partage un petit pain, de la confiture insipide, quelques morceaux de fruits à deux et quelques cacahuètes. Un petit conseil, quand vous vous enregistrez sur internet et que vous cochez « repas vegan », envoyez en plus un mail de rappel et faites le plutôt dix qu’une pour être sur de ne pas mourir de faim.

On commence à se dire que le temps risque d’être long en Am du sud. Et si toutes les mises en garde s’avéraient finalement vraies ? Et si être vegan allait être un peu compliqué ?

En tout cas on débarque à santiago la peur au ventre (vide).

 

Comment ça, c’est dur d’être vegane en Amérique du Sud ?

« C’est impossible de pas manger de viande* en Amérique du Sud. Tu peux pas être végétarien-ne là-bas – alors végane, n’y pense même pas »

« Nous on a recommencé à manger de la viande* là-bas parce que sinon on aurait rien bouffé »

Voilà en gros ce qu’on a entendu, quand on a parlé de notre envie de voyage en Amérique du Sud. Mais voilà, l’Amérique du Sud on y est et on est toujours véganes. Et pour l’instant c’est franchement pas compliqué. Alors on on a eu envie de partager ici notre petite expérience, en se disant sans plus de prétention que ça pourra peut-être servir.

*On a gardé ici le mot viande par commodité, mais c’est un mot qu’on évite, parce que ce mot fait référence à un simple ingrédient et permet d’oublier qu’il s’agit en fait d’un animal mort. On pense qu’il vaut mieux désigner directement ce dont il s’agit : de la chair, des morceaux d’animaux.