L’arrivée en Bolivie

Nous voilà en Bolivie, réputée pour plein de trucs chouettes mais pas spécialement pour sa culture culinaire pro-végane. Et en effet, si on trouvait à manger sans même chercher dans les grandes villes du Chili, ici c’est un peu moins facile. On est arrivé par la très touristique Uyuni, pas évident de trouver un plat sans chair animale annoncé sur les devantures des snacks et des restos. On a opté pour une pizzeria attrape-touriste. Le mieux étant de prendre un hotel avec cuisine à disposition.

Puis notre première vraie loose de bouffe à Potosi : venant d’arriver, un peu à l’arrache, désespérant de trouver de quoi manger dans les alentours de la gare routière, on finit par commander dans un snack « pollo » (poulet) une barquette « mixte » : spaghettis, riz et frites pour 13 Bolivianos, que l’on demande in extremis sin pollo (sans poulet). Certes, y avait pas de morceau de poulet dans la barquette, mais le goût lui était bien là. Beurk, loose.

Mais dès le lendemain, c’est la revanche : on prend le temps de checker Happy Cow et là tadam : on découvre le resto végétarien de la ville, la manzana magica. 2 jours à Potosi, 3 repas manzana magica car quand on aime on ne compte pas ! En vrai on a compté quand même, le déjeuner avec entrée soupe plat fruits coûte 20 Bolivianos (3€) , le plat du soir (hyper copieux) coûte entre 20 et 30 BOB. Aucun souci pour manger végane là-bas, suffit de préciser.

Mais même sans manger à la Manzana Magica, on s’en sort. Tout d’abord, on trouve facilement des snacks à acheter partout dans la rue : chips maison, cacahuètes, etc.

Et puis en cherchant un peu, on trouve des restos qui proposent des soupes de légumes ou de quinoa. A noter que le pain est délicieux (mais il faut bien s’assurer qu’il est végane).

A part ça, il reste toujours la débrouille. Nous, on a investi dans un tupperware et on est devenu-es pros dans la confection de salades de lentilles ou de porotos, qu’on trouve en boite de conserve ou de tetrapack.

Recette à l’arrache : lentilles + cacahuètes + tomates + aji (sauce pimentée). (salade pouvant se confectionner directement dans le tetrapack de lentilles si t’es un-e vrai-e.) (Nous juge pas tu vis pas notre vie ok ?!)

Petit bilan du Chili

Bon, comme on a dit plus tôt, le chili c’est vraiment pas plus compliqué que la france pour être vegan.

Empanada olives tomates

Dans les grandes villes comme valparaiso ou santiago, c’est même plus simple. Pour manger dehors, en plus des restos/snacks de base qui ont une option vegan, il est facile de trouver de quoi se remplir le ventre pour pas cher auprès des vendeuses et vendeurs de rue, en tout cas dans les villes moyennes à grandes : des hamburgers de soja (avec mayonnaise végétale), des salades et des mélanges de crudités (plutôt le matin), des assortiments de de noix et de fruits secs, des salades de fruits, mais aussi le « mote con huesillo », un dessert à base de blé (mote) et d’abricots secs (huesillo) servis dans un sirop.

Rayon de ‘carne vegetal’ et quinoa dans un supermarché de valparaiso

Par ailleurs, la « carne de soia » (protéine de soja), le quinoa, la crème de porotos (haricot noir) se trouvent facilement dans n’importe quel supermarché et il est facile de trouver des fruit et légumes pas chers, de préférence sur les marchés. En ce qui concerne les produits plus spécifiques comme le lait végétal, les yaourts de soja, les burgers végétaux ou les plats préparé véganes, ça dépend vraiment du magasin : on en trouve dans les très grandes surfaces des grandes villes – on y a même vu fromage et de la mayonnaise végétale – mais ça coûte cher.

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Resto végane à Santiago

A Santiago, il existe une dizaine de restaurants véganes (et plein d’autres avec des plats végane), d’après un long travail de recherche mené en exclu pour ce blog (en fait on a juste tapé ‘santiago’ dans happy cow). On a pas vraiment prévu de manger au resto tous les jours ($$$€€€ toi-même tu sais) mais on s’est quand même fait plaiz en allant au ‘vegan bunker’, une petit resto dont on avait entendu du bien et qui était très abordable, comme on dirait dans un guide de voyage.

Un plat y coûte 3000 pesos (4,30€) et franchement on se pète le bide. Même plus la place pour un dessert alors qu’on avait bien faim en arrivant.

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Bouffe maison : viva el soja

La plupart du temps, pour ne pas dépenser trop de thunes, et parce que c’est plus convivial, on prépare à manger (ou on nous prépare quand on a vraiment de la chance) chez les gens qui nous accueillent. Petit aperçu de quelques plats MUY RICOS (trop bons) et faits maison qu’on a pu savourer ! Tous les ingrédients se trouvent facilement dans n’importe quel supermarché. La clé du bonheur c’est les protéines de soja qui se trouvent partout pour pas cher, et les fruits et légumes qui se trouvent à tous les coins de rue :

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Jour 1 à Santiago : el completo !

Premier jour, Santiago, on a 18 heures de voyage derrière nous et la dalle ! On s’arrête au centre ville en se disant qu’on va bouffer des fruits et du pain, en matant quand même le menu du snack devant nous. Et là bim, on découvre le « completo vegetariano ».

C’est un sandwich à base de « carne de soia », c’est à dire des protéines de soja. On peut y rajouter un peu ce qu’on veut dessus, on choisit la palta, (avocat chilien qui envoie-du-lourd-comme-jamais-t’as-vu-ça), du aji (sauce pimentée) et plein d’autres trucs et de sauces trop bonnes. Tout ça pour le prix d’un sandwich de base c’est-à-dire 1500 pesos (2€).

Famosos Completos Chilenos!

Départ en avion : peanuts pour la bouffe

Niveau repas vegan, le voyage en avion commence plutôt mal. On a pourtant bien checké repas « végétalien » pour le vol, mais les hôtesses de l’air sont formelles, seulement un repas a été enregistré, et nous sommes 2. Le deuxième aura donc à mangé des cacahuètes. Littéralement. N’ayant rien d’autres à proposer, les hôtesses donnent à l’un de nous deux des cacahuètes, 4 biscuits et du pain à manger. Viendra plus tard une toute petite salade. Rebelote pour le petit déjeuner. On se partage un petit pain, de la confiture insipide, quelques morceaux de fruits à deux et quelques cacahuètes. Un petit conseil, quand vous vous enregistrez sur internet et que vous cochez « repas vegan », envoyez en plus un mail de rappel et faites le plutôt dix qu’une pour être sur de ne pas mourir de faim.

On commence à se dire que le temps risque d’être long en Am du sud. Et si toutes les mises en garde s’avéraient finalement vraies ? Et si être vegan allait être un peu compliqué ?

En tout cas on débarque à santiago la peur au ventre (vide).

 

Comment ça, c’est dur d’être vegane en Amérique du Sud ?

« C’est impossible de pas manger de viande* en Amérique du Sud. Tu peux pas être végétarien-ne là-bas – alors végane, n’y pense même pas »

« Nous on a recommencé à manger de la viande* là-bas parce que sinon on aurait rien bouffé »

Voilà en gros ce qu’on a entendu, quand on a parlé de notre envie de voyage en Amérique du Sud. Mais voilà, l’Amérique du Sud on y est et on est toujours véganes. Et pour l’instant c’est franchement pas compliqué. Alors on on a eu envie de partager ici notre petite expérience, en se disant sans plus de prétention que ça pourra peut-être servir.

*On a gardé ici le mot viande par commodité, mais c’est un mot qu’on évite, parce que ce mot fait référence à un simple ingrédient et permet d’oublier qu’il s’agit en fait d’un animal mort. On pense qu’il vaut mieux désigner directement ce dont il s’agit : de la chair, des morceaux d’animaux.

Quelques précisions sur notre vision du véganisme

Mais au fait, pourquoi on est véganes?

Pour faire court, on pense que tous les animaux, humains et non humains, devraient être libres. Et donc qu’on ne devrait jamais les exploiter, que ce soit pour la bouffe ou autre. D’autant plus qu’on peut facilement faire autrement.

On est bien conscient-es qu’être simplement vegan n’apporte pas grand-chose (rien?) aux animaux exploités mais c’est une base indispensable pour ensuite s’attaquer à leur exploitation et leur extermination. On idéalise pas un mode de vie vegan qui pourrait à lui seul mettre fin à cette horrible exploitation. Pour vraiment changer les choses, il ne suffit pas d’aller au restau vegan du coin et de checker les ingrédients des chips du supermarché.

Si on veut avoir un vrai impact, encore faut-il diffuser les idées antispécistes (tract, activités publiques, site internet, réseaux sociaux, etc) et s’en prendre directement à l’industrie de la mort qu’est le marché de l’exploitation animale.

Dans la partie liens, vous trouverez des textes et des sites web pour aller plus loin sur cette question.

A noter que ce blog se lit… comme un blog (!), et pas comme un site web. C’est à dire que les articles les plus vieux se trouvent en bas de pages et non l’inverse.

Bonne lecture !