Voici quelques tag, graffitis, collages photographiés au gré de notre voyage…
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Bon, comme on a dit plus tôt, le chili c’est vraiment pas plus compliqué que la france pour être vegan.
Dans les grandes villes comme valparaiso ou santiago, c’est même plus simple. Pour manger dehors, en plus des restos/snacks de base qui ont une option vegan, il est facile de trouver de quoi se remplir le ventre pour pas cher auprès des vendeuses et vendeurs de rue, en tout cas dans les villes moyennes à grandes : des hamburgers de soja (avec mayonnaise végétale), des salades et des mélanges de crudités (plutôt le matin), des assortiments de de noix et de fruits secs, des salades de fruits, mais aussi le « mote con huesillo », un dessert à base de blé (mote) et d’abricots secs (huesillo) servis dans un sirop.
Par ailleurs, la « carne de soia » (protéine de soja), le quinoa, la crème de porotos (haricot noir) se trouvent facilement dans n’importe quel supermarché et il est facile de trouver des fruit et légumes pas chers, de préférence sur les marchés. En ce qui concerne les produits plus spécifiques comme le lait végétal, les yaourts de soja, les burgers végétaux ou les plats préparé véganes, ça dépend vraiment du magasin : on en trouve dans les très grandes surfaces des grandes villes – on y a même vu fromage et de la mayonnaise végétale – mais ça coûte cher.
A Santiago, il existe une dizaine de restaurants véganes (et plein d’autres avec des plats végane), d’après un long travail de recherche mené en exclu pour ce blog (en fait on a juste tapé ‘santiago’ dans happy cow). On a pas vraiment prévu de manger au resto tous les jours ($$$€€€ toi-même tu sais) mais on s’est quand même fait plaiz en allant au ‘vegan bunker’, une petit resto dont on avait entendu du bien et qui était très abordable, comme on dirait dans un guide de voyage.
Un plat y coûte 3000 pesos (4,30€) et franchement on se pète le bide. Même plus la place pour un dessert alors qu’on avait bien faim en arrivant.

Les chiens errants sont omniprésents dans les rues de Santiago ou Valparaiso. C’est dur de ne pas en voir. On remarque tout de suite combien ils sont malins. Ils attendent que le petit bonhomme soit vert pour traverser la route, ils savent où trouver de la bouffe, où trouver de l’ombre et où squatter pour qu’on leur foute la paix. Des ami-es chilien-nes nous ont même affirmé que les chiens prennent le bus pour se déplacer plus vite (on ne sait pas s’ils payent leur ticket ou pas, en tout cas nous, on fraude tout le temps…). Plein de chilien-nes leur donnent à manger ou placent des bassines d’eau pour eux. En hiver des bénévoles d’asso vont jusqu’à leur mettre des gilets qui gardent la chaleur.
Il est super rare de se faire emmerder par l’un d’eux dans la rue. Ça peut arriver qu’il grogne pour rien, mais en général rien de méchant, il suffit de lui gueuler dessus pour qu’il arrête et passe son chemin. Même si entre eux, c’est un peu la guerre civile permanente.
Premier jour, Santiago, on a 18 heures de voyage derrière nous et la dalle ! On s’arrête au centre ville en se disant qu’on va bouffer des fruits et du pain, en matant quand même le menu du snack devant nous. Et là bim, on découvre le « completo vegetariano ».
C’est un sandwich à base de « carne de soia », c’est à dire des protéines de soja. On peut y rajouter un peu ce qu’on veut dessus, on choisit la palta, (avocat chilien qui envoie-du-lourd-comme-jamais-t’as-vu-ça), du aji (sauce pimentée) et plein d’autres trucs et de sauces trop bonnes. Tout ça pour le prix d’un sandwich de base c’est-à-dire 1500 pesos (2€).

Famosos Completos Chilenos!
Niveau repas vegan, le voyage en avion commence plutôt mal. On a pourtant bien checké repas « végétalien » pour le vol, mais les hôtesses de l’air sont formelles, seulement un repas a été enregistré, et nous sommes 2. Le deuxième aura donc à mangé des cacahuètes. Littéralement. N’ayant rien d’autres à proposer, les hôtesses donnent à l’un de nous deux des cacahuètes, 4 biscuits et du pain à manger. Viendra plus tard une toute petite salade. Rebelote pour le petit déjeuner. On se partage un petit pain, de la confiture insipide, quelques morceaux de fruits à deux et quelques cacahuètes. Un petit conseil, quand vous vous enregistrez sur internet et que vous cochez « repas vegan », envoyez en plus un mail de rappel et faites le plutôt dix qu’une pour être sur de ne pas mourir de faim.
On commence à se dire que le temps risque d’être long en Am du sud. Et si toutes les mises en garde s’avéraient finalement vraies ? Et si être vegan allait être un peu compliqué ?
En tout cas on débarque à santiago la peur au ventre (vide).
« C’est impossible de pas manger de viande* en Amérique du Sud. Tu peux pas être végétarien-ne là-bas – alors végane, n’y pense même pas »
« Nous on a recommencé à manger de la viande* là-bas parce que sinon on aurait rien bouffé »
Voilà en gros ce qu’on a entendu, quand on a parlé de notre envie de voyage en Amérique du Sud. Mais voilà, l’Amérique du Sud on y est et on est toujours véganes. Et pour l’instant c’est franchement pas compliqué. Alors on on a eu envie de partager ici notre petite expérience, en se disant sans plus de prétention que ça pourra peut-être servir.

*On a gardé ici le mot viande par commodité, mais c’est un mot qu’on évite, parce que ce mot fait référence à un simple ingrédient et permet d’oublier qu’il s’agit en fait d’un animal mort. On pense qu’il vaut mieux désigner directement ce dont il s’agit : de la chair, des morceaux d’animaux.