Los perros en la calle (les chiens de la rue)

Les chiens errants sont omniprésents dans les rues de Santiago ou Valparaiso. C’est dur de ne pas en voir. On remarque tout de suite combien ils sont malins. Ils attendent que le petit bonhomme soit vert pour traverser la route, ils savent où trouver de la bouffe, où trouver de l’ombre et où squatter pour qu’on leur foute la paix. Des ami-es chilien-nes nous ont même affirmé que les chiens prennent le bus pour se déplacer plus vite (on ne sait pas s’ils payent leur ticket ou pas, en tout cas nous, on fraude tout le temps…). Plein de chilien-nes leur donnent à manger ou placent des bassines d’eau pour eux. En hiver des bénévoles d’asso vont jusqu’à leur mettre des gilets qui gardent la chaleur.

Il est super rare de se faire emmerder par l’un d’eux dans la rue. Ça peut arriver qu’il grogne pour rien, mais en général rien de méchant, il suffit de lui gueuler dessus pour qu’il arrête et passe son chemin. Même si entre eux, c’est un peu la guerre civile permanente.

Continuer la lecture

Bouffe maison : viva el soja

La plupart du temps, pour ne pas dépenser trop de thunes, et parce que c’est plus convivial, on prépare à manger (ou on nous prépare quand on a vraiment de la chance) chez les gens qui nous accueillent. Petit aperçu de quelques plats MUY RICOS (trop bons) et faits maison qu’on a pu savourer ! Tous les ingrédients se trouvent facilement dans n’importe quel supermarché. La clé du bonheur c’est les protéines de soja qui se trouvent partout pour pas cher, et les fruits et légumes qui se trouvent à tous les coins de rue :

Continuer la lecture

Jour 1 à Santiago : el completo !

Premier jour, Santiago, on a 18 heures de voyage derrière nous et la dalle ! On s’arrête au centre ville en se disant qu’on va bouffer des fruits et du pain, en matant quand même le menu du snack devant nous. Et là bim, on découvre le « completo vegetariano ».

C’est un sandwich à base de « carne de soia », c’est à dire des protéines de soja. On peut y rajouter un peu ce qu’on veut dessus, on choisit la palta, (avocat chilien qui envoie-du-lourd-comme-jamais-t’as-vu-ça), du aji (sauce pimentée) et plein d’autres trucs et de sauces trop bonnes. Tout ça pour le prix d’un sandwich de base c’est-à-dire 1500 pesos (2€).

Famosos Completos Chilenos!

Départ en avion : peanuts pour la bouffe

Niveau repas vegan, le voyage en avion commence plutôt mal. On a pourtant bien checké repas « végétalien » pour le vol, mais les hôtesses de l’air sont formelles, seulement un repas a été enregistré, et nous sommes 2. Le deuxième aura donc à mangé des cacahuètes. Littéralement. N’ayant rien d’autres à proposer, les hôtesses donnent à l’un de nous deux des cacahuètes, 4 biscuits et du pain à manger. Viendra plus tard une toute petite salade. Rebelote pour le petit déjeuner. On se partage un petit pain, de la confiture insipide, quelques morceaux de fruits à deux et quelques cacahuètes. Un petit conseil, quand vous vous enregistrez sur internet et que vous cochez « repas vegan », envoyez en plus un mail de rappel et faites le plutôt dix qu’une pour être sur de ne pas mourir de faim.

On commence à se dire que le temps risque d’être long en Am du sud. Et si toutes les mises en garde s’avéraient finalement vraies ? Et si être vegan allait être un peu compliqué ?

En tout cas on débarque à santiago la peur au ventre (vide).

 

Comment ça, c’est dur d’être vegane en Amérique du Sud ?

« C’est impossible de pas manger de viande* en Amérique du Sud. Tu peux pas être végétarien-ne là-bas – alors végane, n’y pense même pas »

« Nous on a recommencé à manger de la viande* là-bas parce que sinon on aurait rien bouffé »

Voilà en gros ce qu’on a entendu, quand on a parlé de notre envie de voyage en Amérique du Sud. Mais voilà, l’Amérique du Sud on y est et on est toujours véganes. Et pour l’instant c’est franchement pas compliqué. Alors on on a eu envie de partager ici notre petite expérience, en se disant sans plus de prétention que ça pourra peut-être servir.

*On a gardé ici le mot viande par commodité, mais c’est un mot qu’on évite, parce que ce mot fait référence à un simple ingrédient et permet d’oublier qu’il s’agit en fait d’un animal mort. On pense qu’il vaut mieux désigner directement ce dont il s’agit : de la chair, des morceaux d’animaux.

Quelques précisions sur notre vision du véganisme

Mais au fait, pourquoi on est véganes?

Pour faire court, on pense que tous les animaux, humains et non humains, devraient être libres. Et donc qu’on ne devrait jamais les exploiter, que ce soit pour la bouffe ou autre. D’autant plus qu’on peut facilement faire autrement.

On est bien conscient-es qu’être simplement vegan n’apporte pas grand-chose (rien?) aux animaux exploités mais c’est une base indispensable pour ensuite s’attaquer à leur exploitation et leur extermination. On idéalise pas un mode de vie vegan qui pourrait à lui seul mettre fin à cette horrible exploitation. Pour vraiment changer les choses, il ne suffit pas d’aller au restau vegan du coin et de checker les ingrédients des chips du supermarché.

Si on veut avoir un vrai impact, encore faut-il diffuser les idées antispécistes (tract, activités publiques, site internet, réseaux sociaux, etc) et s’en prendre directement à l’industrie de la mort qu’est le marché de l’exploitation animale.

Dans la partie liens, vous trouverez des textes et des sites web pour aller plus loin sur cette question.

A noter que ce blog se lit… comme un blog (!), et pas comme un site web. C’est à dire que les articles les plus vieux se trouvent en bas de pages et non l’inverse.

Bonne lecture !